11 juin 2009
Laissez rouler les bons temps!!
Il aurait été du plus mauvais goût de zapper une des étapes clés des Etats-Unis, en résidant juste à côté (bon, 11h de route). Je parle bien entendu de la Louisiane, de New Orleans. Mythique, idéalisée, porteuse d'une histoire tragique, celle de l'esclavage, des plantations, plus récemment, d'un abandon quasi complet de l'administration Bush après le passage de Katrina. Mais fort heureusement, New Orleans réussit toujours à faire rêver, à être vivante, fière de son histoire, de ses diverses influences françaises, créoles, cajunes, espagnoles. De la musique à chaque coin de rue, des couleurs jaillissant des balcons, des boutiques et les traces d'un des carnavals les plus célèbres dans le monde encore présent au mois de mai. Chaud, humide, chaleureux, New Orleans vous intègre comme membre à part entière dès que vous y mettez les pieds. The French Quarter, Bourbon St, Frenchmen St, autant de lieux marqués par une période coloniale où la France était bien décidée à tailler sa part du gâteau dans le Nouveau Monde. Cavelier de la Salle, explorant le Mississippi jusqu'à son embouchure et nomma ce territoire Louisiane, en l'honneur de Louis XIV décidant sûrement que Versailles ne suffisait pas à sa grandeur. Le très grâcieux Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville y fonda la Nouvelle-Orléans, en l'honneur du Régent, le duc d'Orléans. Dès lors, l’histoire suit son cours et si l’influence française persiste, c’est aussi en raison de l’arrivée de Créoles, et d’Acadiens. Aujourd’hui encore, vous n’avez pas besoin de chercher : l’histoire est autour de vous, vous englobe et vous emmène dans un univers à part. C’est avec curiosité que Mio et moi avons donc décidé, d’un claquement de doigts, de nous y rendre, pour vivre dans une atmosphère vivante, historique et culturelle. La semaine dernière, après être allée lundi à Six Flags (un parc d’attraction), nous sommes retournés à Sherman et mardi matin, en route pour New Orleans avec Mio, qui s’est chargée de conduire tout le chemin: avec les assurances outrageusement chères, on a choisi de limiter le prix. En effet, comme elle a plus de 25 ans, pas de frais de jeune conducteur ! La route était assez folklorique, avec une tempête qui nous est tombée dessus et assez violente, nous obligeant à arrêter la voiture : on aurait vraiment cru qu’une tornade allait se former : c’était magnifique et effrayant à voir en même temps. Au final, on a pu reprendre la route et arriver normalement le soir dans notre auberge de jeunesse dépassant toutes mes espérances. Pour 20 dollars par nuit, on a logé dans une œuvre d’art, au cœur de la ville, avec une ambiance géniale et des personnes très chaleureuses. De quoi mettre en train. Durant les trois jours où nous sommes restées dans la ville, nous sommes allées d’émerveillement en émerveillement. New Orleans est tout simplement pleine de beauté, de surprise à chaque coin de rue, de musique émergeant de toute part, de couleurs explosant tel un feu d’artifice. En un mot : Eblouissante. Emouvante aussi : d’habitude, ce qu’on voit dans les films est souvent une version idéalisée ou répondant à nos représentations. New Orleans est réellement comme ce que je m’imaginais. A peine arrivée, nous avons fait le tour du French Market, puis du quartier français en entier, avec un parcours culturel détaillé (vive Lonely Planet). Un peu de shopping, beaucoup de photos, une promenade jusqu’au coucher du soleil que nous avons observé depuis le restaurant où nous avons dégusté des fruits de mer, cuisinés façon cajune, en terrasse, au deuxième étage, avec un concert de jazz pour nous accompagner. Le bonheur. Cette première journée m’a fait renouer avec le plaisir de ces villes où on peut marcher, être surprise à chaque coin de rue, découvrir des petites boutiques véritables cavernes d’Ali Baba, s’arrêter dans un parc, observer les avenues emplies d’hisitoire, mêlées à une ambiance unique, qui vous invite à vivre, à être heureuse et déconnecter de tout le reste : en bref, répondant parfaitement au slogan « Laissez rouler les bons temps ». Le soir, nous sommes allées vérifier par nous-mêmes si Bourbon Street était aussi bien que ce que tout le monde prétend : c’est un peu le Six St d’Austin. L’endroit où vous avez tout ce qu’il faut pour faire la fête avec vos amis. Des bars, des clubs, de la musique, des concerts (au moment où je vous écris, je suis dans l’avion et il y a des perturbations, ça fait un peu peur, mais au vu du calme extérieur qui m’anime, j’ai l’impression de prendre la place de Zach Braff dans la première scène de Garden State). Donc, nous sommes tout d’abord entrées dans un très bel endroit, nommé Pat O’Briens : à l’extérieur, avec une fontaine, de la musique et lumières tamisées. Un peu cher il est vrai, mais des cocktails délicieux, une ambiance très agréable. C’est quand même le seul bar où j’ai payé un fee pour les verres au cas où je voulais les garder, ou si par malheur je les cassais. Non, je les ai rendus intacts. Après, un peu plus rock’n’roll, on est allées dans un club moins classe, mais tout aussi funky pour danser et savourer l’atmosphère. Et retour à l’auberge adorée pour une nuit de repos avant de continuer notre périple. Le lendemain, comme la veille, pour le petit-déjeuner, nous avons savouré un café au lait avec des beignets made in NO. Excellent. Après, encore un petit tour dans le quartier français, et nous avons pris le ferry pour avoir une vue différente sur la ville, puis visite du musée d’art contemporain. Nous avons erré dans la ville, nous laissant porter par le vent et le soir, rendez-vous cette fois à Frenchmen St, un peu plus traditionnel, où on peut retrouver l’esprit vivant du jazz et des concerts de rue improvisés. On a donc atterri dans un jazz club comme j’avais envie de les découvrir, pas trop grand, cosy, avec un groupe jouant toute la soirée, des personnes dansant, nous dégustant un verre tout en discutant. Le groupe était vraiment bon, jazz classique, avec des accords blues et rock par moment, vraiment chouette à écouter. Le lendemain matin, nous sommes parties et avons fait un petit tour d’adieu avant de reprendre la route du retour à Sherman, pour d’abord s’arrêter à une plantation (Nottoway), monument historique. Je me devais d’en visiter une et celle-ci est vraiment magnifique. Nous sommes arrivées saines et sauves, en dépit d’absences d’arrêts aux stops de Mio (approximativement trois fois si je me souviens bien). Nous sommes restées chez Bobby et Lewis pour dormir, heureuses et épuisées de ce voyage. Si je peux vous conseiller quelques villes à visiter, New Orleans fait définitivement parties du top 5. Après le week end s’est passé sous le signe du repos, avec en prime soirée « Le parrain » avec nos hôtes (ahhhhh ! j’adore). Dimanche, Odessa est venue nous chercher et nous restées chez elle jusqu’à jeudi soir, pour passer une semaine, ma dernière, de la manière la plus ensoleillée.
02 juin 2009
This is Jordan House life, our life guys
http://www.youtube.com/watch?v=9whehyybLqU
24 mai 2009
celebration, inondation, graduation, bientôt le retour à la maison
D’accord, prenez ça comme la nouvelle règle que j’ai apparemment développé : désormais, j’écris tout ce qui s’est passé depuis un mois maintenant. Pourquoi ? Parce que. Car je suis une fainéante passant de l’état de papillon dans son cocon à abeille butineuse à tout va pour tout rattraper. Lame.
Mais la bonne nouvelle c’est que j’ai plein de choses à vous raconter. On commence par quoi ?
Ok, début mai, c’était les finals ici. Qu’est-ce que ça veut dire ? Que tous les étudiants passent des nuits blanches à travailler, à écrire leurs papers, à être stressé, à devoir tout régler avant de partir, dire au revoir à tout le monde et donc bien entendu, à faire la fête autant que possible. En un mot : I-N-T-E-N-S-E.
Nous avons donc célébré les dernières Wocheangfangfest. J’en ai trois à vous raconter, trois excellentes qui placent définitivement l’évènement on the top of the rock. Lundi 27 avril donc, je crois que c’est dans le top 3. La soirée se passait bien, joyeusement et avec sa dose de fun comme d’habitude, quand l’envie de danser nous prenant, sur les chaises, tables et canapés, nous avons crée une atmosphère inoubliable. Aussi, ça nous a pris d’aller danser la valse dans les German Commons avec Allen au piano. Que dire de plus à part que voir Stefan nous filmer en tentant de ne pas tomber du canapé, moi dansant au bras de Bing et voir tout le monde heureux autour de nous rend la vie belle et merveilleuse. La semaine s’est passée comme toujours avec nos rendez-vous à Jones Street, dans la chambre de Stefan pour nos before et after, les cours, avec la petite charge d’émotion avec la fin arrivant : tout était dernier récemment. Dernière table française, dernière classe de conversation, derniers journaux (bon, ça, j’étais contente). La semaine d’après : on prend les mêmes et on recommence, en mode c’est la fin alors on ne dort pas, donc record Wocheangfangfest jusqu’à 6h du matin...Allen (qui l’organise tous les lundis dans sa chambre) nous a expulsé à 4h, mais on a continué dans la cour de Jordan House. On a pris nos aises progressivement, avec un manager qui n’en a rien à faire. Autant en profiter, elle est si belle cette cour. Ca me donne envie d’une maison en colocation avec plein de personnes, avec un jardin au centre où tout le monde peut se retrouver.
En matière de festivités, on a même eu le droit à la fête des fraises, organisée tous les ans par un des profs d’allemand dans sa maison près du campus. Au programme : des fraises à gogo, dans des tartes, cheesecakes, punch. On se serait cru dans Marie-Antoinette, avec la chanson « Strawberry fields » dans ma tête, le bonheur !
Ah, au détour, la pluie ayant décidé de faire d’Austin College et du Texas en général sa nouvelle destination favorite, j’ai passé la première partie du mois de mai à me changer trois fois par jour, m’étant soudainement transformée en…en quoi d’ailleurs ? serpillière, arrosoir ambulant, plante débordante d’eau, tout ça pour dire que j’étais inondée. Parlant d’inondée, la chambre de Stefan, qui se situe idéalement dans un coin donnant accès immédiat au jardin s’est vu voir infiltrée par l’eau. Résultat, on a dû tout évacuer de sa chambre, tout nettoyer, essorer, à 18h, pour que ça recommence à trois heures du matin (sauf qu’on dormait tous, donc on ne l’a su que le lendemain matin). Et ça s’est passé deux fois. Comme quoi la chambre de Stefan, on ne s’y est pas ennuyé. Mais le soleil est revenu, j’ai même pris des couleurs. Or, à l’heure où je vous écris, il s’en va à nouveau, pour revenir dans quelques jours : c’est la saison des tempêtes et des tornades ici, on n’y peut rien.
Entre temps, je n’ai pas seulement pensé à m’amuser (malgré les apparences) et j’ai aussi révisé mes partiels. Ce qui n’était pas évident, car la fin de l’année scolaire est aussi la période où les étudiants en cinéma organise le festival de leurs court-métrages, mais il y a aussi les concerts symphoniques, les récitals, toutes les associations organisent les derniers évènements, où tout le monde veut en profiter un max avant de se quitter pour l’été. Plus les anniversaires qui n’arrêtent pas : nos parents sont productifs en été apparemment, au vu du nombre de naissances entre avril et juillet que j’ai pu observer des deux côtés de l’atlantique.
Donc, les révisions, je les ai quand même faites. Pour l’histoire, la veille, nous avions eu la dernière soirée allemande. En prévision, j’avais fait mes révisions avant, et la soirée, comme les deux dernières, ça a été legen…….wait for it….DARY !! (Barney Stinson). Le lendemain, on n’était pas frais pour l’exam, mais de toute façon, frais et prêt (ce que Nono et Stefan n’était pas) ou pas, les questions qu’elle a posé pour la partie développement d’idées, sur les 10, personnes n’en connaissait plus de 5, donc bon. C’était pas extra, mais ça va quand même. Du coup, on n’a pas du coup regretté d’avoir tenu la tradition jusqu’au bout. Pour le japonais, no sushi, ça s’est très bien passé (c’est ça d’être pote avec la prof).
Le dernier week-end à AC (ça fait bizarre, je me revois encore au premier) a été merveilleux : j’ai pu voir absolument tout ceux que je voulais, passer un peu de temps avec eux, profiter d’une soirée aux chandelles dans Jordan House avec tout notre groupe, puis samedi, il n’y avait pas que nous qui faisions notre déménagement. Anne, qui va épouser Roy en juillet, déménage sur la côte Est, dans le NJ. Elle a trouvé un poste en Pennsylvanie, donc samedi, on a vidé tout son appartement, pour après fêter et son départ, nouvelle vie, et la fin de l’année, et notre départ à nous, sur la moquette, autour d’un dîner improvisé et de quelques bouteilles pour célébrer dignement l’évènement. Le moment le plus hilarant, en fait il y en a plusieurs, comme voir Kai, un prof d’allemand toujours chaleureux et rigolo, mais néanmoins un peu sérieux, nous montrer littéralement un autre aspect de sa personnalité, excentrique et hilarante, qui m’a fait rire aux larmes (« rubber,rubber », « my house is in my bags », comprendront qui peuvent). Ou bien encore Mio qui n’avait pas compris qu’Anne déménageait sur la côte Est, demandant soudainement : « Is she leaving ? » provoquant un fou rire général et des sarcasmes : « Non, on fait ça tous les ans comme un rituel entre nous à la fin de l’année ». La pauvre, elle n’était pas préparée à son départ et ça l’a rendu triste. Après ça, nous sommes allés à une soirée pré-graduation, où on a célébré dignement les seniors qui allaient graduer. Ca veut dire en langage étudiant américain : de la musique et du bruit, et tout pour faire la fête. J’y étais avec Nono et Stefan, j’ai accepté d’être la responsable qui serait sobre au moment de rentrer pour les ramener, c'est-à-dire à 5h du matin, me donnant le temps aussi de m’amuser. Il a fallu se lever 2h30 après, car la cérémonie était à 8h30 et j’étais toute excitée de la voir !
La cérémonie de graduation c’est…comme dans les films !! Tout le monde se met sur son 31, il y a des discours chiants et pompeux sur la fac, les étudiants, leur engagement tout ça, mais c’est cool en même temps. Puis la partie où on cite leur nom au moment où ils viennent prendre leur diplôme, où on a applaudi et fait autant de bruit que possible pour nos sweethearts, surtout Bing. Ah, j’en rêve de ce costume et du chapeau ridicule mais so cool en même temps. La lose par contre, ils ne les ont pas jetés en l’air à la fin ! Mais c’était merveilleux à voir, comme être actrice de quelque chose que j’ai vu et revu depuis mon écran télé. Très émouvant aussi, la dernière occaz pour dire au revoir à ceux que je n’avais pas vu, onc j’ai couru partout pour tous les voir, prendre des photos et se dire mutuellement qu’on s’adore, que ça a été une année formidable passée avec eux, etc. Plein de bonheur et une pointe de tristesse en même temps. On a réussi à voir Anne avant qu’elle parte et la serrer fort contre nous pour lui dire qu’elle avait fait partie des personnes qui nous avait fait passer une année géniale, avant qu’elle s’envole.
Après la cérémonie, retour aux bagages et le soir, barbecue organisé par les profs allemands et les élèves de Jordan House, très convivial et rigolo, avec une pie contest pour finir. Ensuite, retour aux bagages pour les finir, pendant que Bobby et Lewis ont préparé de quoi improviser une dernière soirée tous ensemble. Une fois tout emballé, on s’est donc tous retrouvés d’abord dans leur chambre pour bouger bouger, puis dans la cour et finalement dans les Spanish Commons, jusqu’à 5h, tout le monde étant épuisé à la fin. Mais ça a été une dernière soirée très très réussie !
Nono est parti le premier, lundi après la soirée, vers 9h. Lui qui faisait le dur, en réalité, il a lâché sa larme au moment de partir, alors que nous les filles, c’était des torrents en comparaison. Nono, take it easy, go for it, go fuck off, you stupid French, ahhhh (bruit de protestation), it’s a lack of respect (quand on arrivait tous en retard), autant d’expressions et plus de souvenirs encore grâce à lui, et à tous les autres. Ca faisait bizarre de voir Jordan House, notre maison si riches de toutes ces personnes et pleine de souvenirs inoubliables se vider. Mais nous nous retrouverons un jour. Comme Stefan nous l’a tous écrit dans un message :
« Some
people come into our lives and quickly go. Some stay for a while, leave
footprints on our hearts, and we are never, ever the same.” ~Flavia Weedn
Et j’ai envie de dire à tous ceux qui m’ont rendu heureuse cette année, qui m’ont fait passer des moments exceptionnels: I love you!! Thank you for being part of my life !
Que vous dire de plus, à part que cette dernière semaine à AC a été celle où j’ai passé autant de temps que possible avec tout le monde, à pratiquer ma maîtrise complète du hug américain maintenant, à prendre plein de photos, à rire et à pleurer, à exploiter la cour de Jordan House et notre QG (German TA room) avec toute notre troupe, à vider toutes les armoires aussi, ce qui vu le nombre de bagages que j’ai à ramener est paradoxalement hilarant et dépressif.
Après un an de cette vie, je suis heureuse à l’idée de rentrer, mais il est vrai que je suis aussi humaine, je me suis attachée à beaucoup de personnes ici, à des aspects très fun, l’expérience de la vie étudiante américaine m’a énormément plu, c’est naturel d’être triste au moment de partir, de dire au revoir à tout le monde, ne sachant pas quand, ou même pour certains « si », je les reverrai.
Sinon, depuis lundi, j’ai été chez l’oncle et la tante de Bing, avec Mio, j’y ai travaillé pour mes applications (il va falloir revenir à la réalité), et profité de ces quelques jours pour passer du temps avec mes deux asiatiques préférées et le chien fou fou (héé ! ils ont aussi un chat qui n’a pas de queue !). Hier, elles m’ont conduit à Richardson où je réside chez Odessa, dire au revoir à Bing a été très triste, mais on s’est promis que je viens la voir l’année prochaine à St Louis et qu’on va rendre visite à Mio à AC !! (et oui, elle reste un an de plus au cas où je ne l’aurais pas dit). Stefan aussi, je lui ai dit au revoir, snif ! Heureusement qu’il sait qu’on passe à Mainz avant décembre gniark gniark !
Mio, je pars avec elle la semaine prochaine à New Orleans,
alors, j’aurai encore des choses à vous raconter.
A très vite, et bientôt en France !
27 avril 2009
Happy 4/20 and so much more
Deux semaines ! C’est pas vrai, je m’en veux de ne pas avoir écrit avant, car là c’est l’ébullition dans ma tête.
Bon, comme vous savez tous, la dernière des news, c’est que la grippe porcine se propage, donc, pour Mexico avant de retourner en France, c’est définitivement enterré. Tant pis.
Je m’étais donc arrêté à Masala…C’était formidable, avec des chorégraphies mêlant tradition indienne et danse contemporaine, très sympa à voir. La nourriture était délicieuse aussi. J’ai pu me trouver une place avec Bobby et Lewis, Bobby étant d’origine indienne, bien que vivant au Kenya, c’était chouette d’être avec des personnes de la diaspora.
Après, ça a été la semaine la plus originale de l’année. J’ai littéralement eu la maladie du bouger bouger tous les jours de la semaine, sans chercher à provoquer quoi que ce soit.
Lundi, bien sûr nous avons eu la soirée allemande, qui était très chouette car nous avons fait venir de nouvelles têtes. Mardi, Bing a défendu son projet de thèse qui marque aussi la fin de son année à Austin College. Comme ça s’est très bien passé, avec Anne et notre troupe d’assistants, nous sommes allés célébrer l’évènement autour d’une Margarita.
Mercredi, après le cours Chinese Movies, nous avons retrouvés notre bande de Jones Street, mais cette fois dans une autre maison, qui au passage est trois maisons plus loin que celle d’un des sous-directeurs du département des langues (awkward). La soirée était parfaite quand une dispute de ménage est venue ajouter de l’ambiance Sunset Beach à l’atmosphère. AH oui, je sais, High School Musical n’est pas loin. N’empêche, c’était drôle à observer, moi conseillant un ami, une copine allant en consoler une autre et au final, ça ne nous a pas empêché de passer un très bon moment.
Au passage, l’été est arrivé apparemment : on tourne autour des 23-32°C depuis 10 jours, avec juste depuis hier un ciel couvert et des orages de prévu. Sinon, j’ai pu bronzer déjà, une couverture dans l’herbe, juste à laisser le soleil vous montrer qu’il vous aime…ahhh, vive le Texas !
Reprenons, jeudi, je m’étais dit « Bon, j’ai un paper de 5 pages prévu pour vendredi sur un livre, je ne sors pas ce soir ». Je l’avais même professé auprès de Bobby et Lewis. Et là, on pourrait la jouer à la Phèdre, tragédie ! Tout le monde se rendant au Calhoons, je me suis dit que je ne pouvais pas manquer le revival ! On n’y était pas allé depuis octobre je crois. C’était un peu glauque là-bas ce soir-là, donc on est pas restés longtemps, mais tout de même, j’ai fait mon paper de prévu une partie de la nuit après (hé ! A- pour un paper fait la veille, ça le fait non ? Ca ne vous rappelle pas cet épisode de How I met your mother, où Marshall fait son devoir dimanche soir parce qu’il a aidé Ted à organiser 3 soirées d’affilée pour qu’il puisse voir Robin ? haha).
Vendredi, épuisée, j’ai fait une sieste dans l’aprem, car le soir même, il y avait « The Big Party » de l’année, organisée par ZKB, une de mes deux fraternités préférées car celles où il y a nombre de nos copains. Le thème : jail break. Alors, les couleurs, orange, noir et blanc, chacun ensuite doit improviser. Bien sûr, les membres de la frat avaient des tenues appropriés comme des vrais prisonniers. La classe. Tout ça pour dire que c’était une soirée excellente, un des tops de l’année, avec tous nos amis, de la bonne musique, un monde fou (trop trop), où je suis allée me coucher à 6h du matin, ce qui n’est pas commun aux soirées ici. C’est après des moments comme ça où on se sent vivant et heureux.
Ce week-end était aussi un des highlights d’Austin College.
Kangapalooza, où les futurs étudiants viennent passer le week end sur le
campus, afin de découvrir l’ambiance. Avec plein d’activités, de concerts en
vue. Donc j’ai pu écouter des groupes de musique de notre fac (très bon
niveau), avoir mon T-shirt sponsor, être prise en photo avec le logo
spécialement réalisée. Après, on a pu aller à deux soirées avec des amis, la
première un peu redneck avec des personnes du campus mêlés à des Shermanites,
la suivante, Jones Street: blast !!! No description, just appreciation : music,
nice chats, fun fun fun. Dimanche, repos, travail en vue de l’examen de
japonais.
Lundi, travail, travail, soirée allemande un peu spéciale: en effet, saviez-vous qu’aux Etats-Unis, le 20 avril est la journée nationale pour s’envoler vers d’autres cieux? (bon, arrêtons les métaphores, c’est le jour officieux pour fumer du cannabis, voilà). Autant vous dire que sur le campus et aux alentours, les étudiants n’ont pas chômé. Est-ce qu’on a ça en France ?
Bref, c’était marrant. La semaine s’est ensuite passé un peu plus calmement, beaucoup de travail avec les exams, un livre à lire en histoire pour vendredi, que j’avais oublié d’acheter alors j’ai dû trouver un ersatz en bibliothèque du même auteur, histoire d’avoir au moins les grandes lignes pour le quiz, et je pense m’en être sorti, au moins c’était pas la noyade. Ensuite, vendredi, la soirée s’est passée sans rien de nouveau à vous raconter et samedi, Brunch à Jordan House, le revival ! C’était tellement bon ! J’ai fait un gâteau chocolat-framboise, des crêpes salées et sucrées, des smoothies à la mangue et aux fruits rouges, Allen a cuisiné du poisson, des légumes, du bacon, des berries, on s’est régalé. Après un tel repas, j’ai passé l’après-midi au soleil, dans l’herbe, à lire et me relaxer, à être rejointe régulièrement par des pélerins comme moi en quête de soleil.
Le soir, j’ai été voir la pièce de théâtre jouée par les étudiants d’AC : Peer Gynt. C’était excellent, ils ont vraiment fait un travail magnifique, on voit qu’ils se sont beaucoup investis. Pour ceux que ça intéresse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Peer_Gynt
Puis, party « Tropicana », en l’honneur de l’été arrivant, avec cocktails et danse. Plus, pour moi, fin de la soirée chez une amie qui loue avec 6 autres personnes un pavillon historique de Sherman (si, si, je vous promets, ça existe ici. Construit en 1902, c’est considéré comme de l’histoire forcément). Blague à part, la maison est magnifique, géante, avec des décors victoriens et très anglais, mêlés à une déco étudiante. Le mélange est très sympa.
Aujourd’hui, beaucoup de repos, je n’ai pas de homework
comme j’ai rendu tout ce qui était obligatoire pour l’histoire et que Mio ne
nous a pas donné de travail à faire. J’ai donc pu cuisiner le dîner avec Bing,
regardé « la Vie en Rose »
avec les étudiants et tout simplement pris le temps d’écrire.
Il est temps d’aller dormir, bonne nuit les petits !!
13 avril 2009
Tic Tac Tic Tac
Le compte à rebours avant le retour en France a commencé. Amazing. J'ai du mal à croire que j'écris cela. C'est comme être dans un rêve et émerger tout doucement. On est le 10 avril et je revois encore tout ce que j’ai vécu comme si c’était hier.
Alors, la tristesse de partir se mêle à l’excitation du retour. Ajoutez à cela que c’est en mode intensif en ce moment (les cours, pas mes séances de sport que j’ai momentanément arrêté, du coup je me sens aussi molle qu’un Flamby). Et ça nous donne un cocktail détonnant où le mot party est maître.
Vendredi, reprise des soirées frat qui ont fini les pledgeships, donc nous voilà parti pour celle d’un de nos amis, où nous retrouvons tout plein de nos potes et qui bien sûr nous permet de nous éclater et de faire connaissance (ou plus connaissance) avec pas mal de personnes. Je vous avais déjà dis qu’en général, ces soirées se finissaient assez tôt : sauf que là, rencontrant une amie de Stefan (reconnaissable car elle aveuglait tout le monde avec une lampe de poche), nous avons été invité à se rendre dans la maison de sa frat/sororité, qui, à ce que j’ai compris est un peu plus société secrète car moins présente sur le campus et réputée, ce qui est tout à fait vrai, pour être très « hard-party ». N’étant point trash du tout, c’est juste que contrairement aux autres frat, ils n’ont pas de la bière dégueulasse que tout le monde boit juste pour être bourré. Au moins, les beverages sont de bonne qualité et l’ambiance est du tonnerre !!!! Comme un trésor qu’on découvre quand on ne s’y attend pas. La maison est divisée entre un salon pour danser, un jardin immense pour parler et whatever you want, un garage dédié au beer pong et pour danser aussi. Les personnes nous y ont très bien accueillis et I wish I had met them before. Résultat, retour à Jordan House à 4h où nous avons fini la nuit dans la cour arrière avant d’aller entamer notre repos du guerrier (sic).
Samedi, début de soirée avec mes asiatiques préférées, puis rdv au QG (chambre de Stefan). De passage, nous sommes finalement restées jusqu’à 5h du matin, heureux, mais épuisés de nos efforts sur la piste (pour autant qu’on puisse en improviser une dans nos chambres). Soirée à tout dire détonante, des larmes au rire, qui m’a en tout cas permis d’entrer dans la phase « profiter à fond til the end ».
Dimanche, oh journée épuisante ! Levée pas trop tard, déjeuner QG avec Mio et Bing et il a fallu se mettre au travail, mais pour se motiver, au soleil dans la cour de Jordan House, avec un thé vert, en chattant avec les filles. Je sais, c’est dégueulasse. Je n’en ai plus pour longtemps de cette vie de pacha. La semaine passant a été émotionnellement intense : beaucoup de rires, de pleurs, de consolations (à l’idée de notre départ prochain à tous, Bing a craqué). Et en ce moment, c’est pareil, j’en profite autant que possible, mais je suis triste à l’idée de partir alors j’ai des petits coups de mou. Ne m’en voulez pas, je vais être très heureuse de retourner à la mère patrie et de retrouver mon Paris vivant et surprenant chaque jour, mais, c’est le but aussi quand vous aimez un séjour à l’étranger : avoir un petit pincement au cœur lorsque l’échéance approche.
La semaine a été très festive : j’ai eu la joie de revoir Bing sous l’effet de l’ivresse, heureuse et épanouie et la soirée allemande s’est passée sous le signe de la joie d’être tous ensemble, à profiter du temps qu’il nous reste. On a de la chance de ne pas s’être encore fait attraper, à sortir dans la cour arrière à 3h du matin, ne tentant point d’improviser le langage sourd-muet.
Mercredi, ça a été revival de la soirée de vendredi, mais cette fois, avec beaucoup plus de monde ! Je sais, j’adore rencontrer de nouvelles têtes, ça rend vivant. Merci à Stefan de m’avoir fait découvrir ce groupe. Rentrée à 2h, avec les classes le lendemain, je n’étais pas très fraîche. Il faut que je me repose, ce que j’ai fait ce week end, mais en même temps, je ne suis plus là pour longtemps, quel dilemme !
Bon jeudi soir, travail, on avait le second mid-term en histoire, il ne faut pas se laisser aller ! On verra le résultat.
Pour nous récompenser, vendredi, nous sommes retournés dans notre nouvelle destination favorite, qui organise le vendredi la soirée avec d’abord un Happy Hour, qui commence à 17h. Arrivés à 18h30, nous sommes restés jusqu’à, pour moi, 1h30. Va savoir pourquoi, Stefan, Katie et Nono ne s’y pas autant amusés cette fois. Moi si. De retour au QG, j’ai retrouvé notre bande et la soirée s’est finie tranquillement. Hier, c’était très calme (girly et movies) et j’ai à nouveau pris soin de Bing, qui a débarqué dans ma chambre à 1h30, pas que sous l’effet du jus d’orange…ah ! Comme on peut corrompre les plus innocents (jk).
Aujourd’hui, c’est Pâques et je ne suis pas chez moi pour célébrer cela. Alors, c’est moi le lapin qui ait apporté des chocolats à tous mes loulous adorés. Et ce soir, Masala !!!!! C’est un festival indien, avec des statues de glace apparemment et des danses, ohhh ! j’adore ça ! Cette culture me fascine !
Sur ceux, je vais me mettre au travail, cette fois pour le Japonais.
A très vite !
29 mars 2009
In Manhattan we trust
Par quoi commencer ? Ce Spring Break a été si riche en émotions et découvertes
Bon, récapitulons : la semaine précédant notre envol pour le New Jersey est passée à toute vitesse, avec à peine un exam de japonais, une soirée Dark Knight et bowling avant le départ.
Ahhhhh ! Garden State, j’avais la BO du film qui me trottait dans la tête non stop et je le confesse, je prenais plaisir à m’imaginer être l’héroïne du film. Qui n’a jamais rêvé d’être Natalie Portman ?
Je suis devenue une experte du voyager léger et avec ma valise emportée dans l’avion, j’ai battu Nono, qui lui a dû mettre la sienne en soute. Au cas où je ne l’avais pas précisé, je suis partie avec l’assistant d’espagnol. Qui aime bien châtie bien dit l’adage et je l’ai expérimenté avec lui ! Bon ma maladresse et mes réparties étaient aussi des perches tendues pour se moquer (mais toujours gentiment de moi).
A peine arrivé au NJ (qui était aussi froid que le Texas, ce dernier s’étant soudainement refroidi ces derniers temps…), Anne est venue nous chercher avec son amie (Française, et s’appelant Amélie) à l’aéroport. Le temps qu’on sorte de la double file marche arrière avec la voiture manuelle qu’elle n’a pas l’habitude de conduire, bloquant au passage un bus, on a bien rigolé. Et après cette longue journée, pensez-vous qu’ils nous ont sagement amené chez Roy, le fiancé d’Anne ? Non, bien sûr. Les bagages dans la voiture, direction chez un de leurs amis pour une première soirée jusqu’à 3h du matin. C’était vraiment sympa mais le réveil à 8h pour aller prendre le train direction NYC était dur. Pas le temps de se plaindre, il faut en profiter au max !
1h30 de train et nous voilà à Penn Station !! Je n’en crois pas mes yeux, ça y’est je suis au cœur de NY, Manhattan s’ouvre à moi !!
Dans l’euphorie la plus totale, on a donc exploré ce premier jour les sites les plus touristiques, en étrangers que nous sommes. Times Square, Broadway, Public Library, Little Italy, bien envahi par Chinatown. Je m’arrête ici un instant pour donner quelques précisions: tous ces endroits cultes étaient forcément aussi bien que je me l’imaginais. Bon Times Square c’est Disneysquare, il suffit de voir les photos pour le comprendre, d’accord. Mais ne faites pas semblant : vous aimez Disneyland ! Haha
Little Italy et Chinatown était vraiment intéressant à observer. L’ambiance m’a donné l’impression d’être dans un film. Pour le déjeuner, Da Nico Restaurant, avec tous les serveurs parlant en italien, la nourriture tradi et délicieuse, plus la chaleur de l’accueil, l’environnement aurait pu servir pour une carte postale si l’invasion chinoise ne bouleversait pas ce paysage. En effet, depuis quelques années, le quartier tend à se siniser sur ses bords. Chinatown est par ailleurs formidable. C’est le plus grand des Etats-Unis et l’atmosphère y régnant, avec toutes les petites grand-mères papotant et jouant au Mah Jong, avec en fond un trio de vieux musiciens traditionnels était vraiment sympa à voir.
On s’est baladés dans Wall Street, mais plus pour dire qu’on y a été parce que d’abord, avec la crise, on s’est dit F*** les traders et qu’on a ensuite atterri à Ground Zero, où l’atmosphère est forcément glauque, emprunte d’un silence solennel et massés de curieux qui prennent tout en photo, c’est un peu cruel. Par ailleurs, il y avait un sit-in où les organisateurs expliquaient que 9/11 serait en réalité une conspiration…
Mais le grand évènement de la journée a été la visite des Nations Unies !! Un des highlights du voyage pour moi. Mais, comme nous n’avons pas pu ce jour-là avoir de guided tour, j’y suis retournée vendredi, notre free day (ie chacun a visité de son côté) et cette fois j’ai vraiment pu voir UN dans ses carrés VIP.
Grande victoire car, la veille, Nono avait trouvé tout un étalage de journaux espagnols et moi, rien en français, pour son plus grand plaisir. Mais, V for Victory, c’est moi qui aie gagné aux UN, parce que tout est écrit en anglais et en français mwahaha ! Oui, il faut dire que c’est digne de la cour de récré de maternelle, mais ça fait partie de nos private jokes. Bon, autant vous dire qu’avec mon enthousiasme, Nono était amusé, mais faisait le grincheux et en profitait pour se moquer des Français (ne vous inquiétez pas, j’en faisais autant des Espagnols).
Une bonne première journée bien remplie, où nous sommes rentrés fatigués et les pieds réclamant du repos.
Le lendemain, réveil à 8h encore, pas le temps de traîner ! Cette fois, un dimanche à NY, alors sous l’influence de notre classe d’histoire, Race in America, nous avons décidé de nous rendre à Harlem, pour visiter le quartier et observer la sortie d’Eglises (je ne vous cacherai pas que j’espérais voir les sosies de Mrs. Munson et je n’ai pas été déçue haha). Harlem est vraiment chouette à visiter, beaucoup d’histoire, des petites boutiques,une architecture intéressante, et…des cafés traditionnels français. Si, si ! On en a trouvé un super qui nous a servi des croissants !
Après notre visite du quartier, direction Central Park (à notre grand regret, nous n’avons pas pu faire de jogging, pas le temps). Bien sûr, le parc est très très grand, donc il y a des circuits et même, attention, des feux de circulation pour les cyclistes mais aussi les piétons. Il faisait gris quand on s’y est rendu, mais c’était vraiment agréable de s’y balader, entre les écureuils un peu détraqué, les patinoires, les pistes cyclistes, les rivières et autres, on a l’impression de se retrouver dans un cocon au sein de Manhattan, entouré par les musées, Fifth Avenue. Vous pouvez facilement y passer la journée sans vous ennuyer et même y revenir tous les jours, vous aurez toujours quelque chose à y faire, car c’est aussi un point-clé pour l’organisation d’évènements, et vous pouvez y entrer et sortir en divers points : hop, un peu de shopping sur Fifth Avenue, ou un tour au Met et vous pouvez vous retrouver dans ce havre de paix au sein de la ville qui ne dort jamais.
On en a profité pour faire un tour dans la boutique Ipod tip top !! C’était vraiment chouette. Ensuite, Fifth Avenue (ah !! aussi bien et même encore mieux que je ne le pensais). J’aurai bien aimé être Rockfeller pour pouvoir me faire plaisir en shopping à ce moment-là. En parlant de Rockfeller, nous sommes ensuite allés à Rockfeller Center, et j’ai vu la NBC !!
Puis, pour finir la journée, sur le pont de Brooklyn, qui offre une superbe vue sur la ville.
Je crois que je me suis endormie dans le train pour rentrer ce soir-là et le lendemain, ça a été journée repos, lecture et cuisine chez nos hôtes. New Jersey time : réveil à 11h30, petit-déjeuner et lecture de « The Boleyn Inheritance » (que je vous recommande !) et préparation d’une ratatouille, d’une tarte au citron et de crêpes. Un peu de douceur dans ce monde de brut.
Mardi, St Patrick’s day, départ pour Boston et sa communauté irlandaise !
Nous avions un GPS très utile qui n’a pas arrêté de nous
paumer et nous a ainsi offert l’opportunité de payer 8 dollars pour circuler…….sur
Brooklyn Bridge ! Hilarant au final mais très inattendu, nous qui la
veille clamions que jamais, oh jamais on n’oserait conduire dans Manhattan.
C’est fait. Après 6h de route, nous sommes arrivés à Tea Party City et avons
tout de suite été visiter Harvard University : superbe. La plus vieille
université américaine m’a fait rêver. Boston fait ressentir son caractère
ancien et ancré historiquement. C’est un campus extra, et la ville est en
elle-même très belle. Le Freedom Trail nous a permis de découvrir l’histoire de
la ville. Par contre, je crois que je n’ai pas eu froid comme ça depuis super
longtemps. Je me transformais en glaçon, alors même si le taximan qui nous a
ramené en centre-ville était un peu creepy, j’étais heureuse qu’il nous ramène
(on pensait qu’il allait s’étouffer toutes les deux secondes, ou qu’il était
psychopathe prêt à tout et dont la toux n’était qu’un rite avant sa mise à
exécution de ses plans diaboliques). Prêt pour la St Patrick, on a passé une
très bonne soirée dans un bar ave ambiance irlandaise (pas la meilleure parce
qu’il fallait payer partout pour entrer et que je ne voyais pas mettre 20 $
plus après les consos).
Viens ensuite la petite tragédie de Philly (oh, je passe sur le coup du capot
ouvert pendant qu’on était sur l’autoroute parce que Nono a touché le levier
essence et capot et on s’en est aperçu quand ça a bougé en chemin…). Le vrai
problème est qu’on a été coincé dans le trafic et on est arrivés qu’à 16h30 en
ville donc presque tout était fermé ou sur le point de l’être, donc j’ai pas pu
visiter beaucoup de sites historiques, dommage. Mais c’était très sympa comme
ville et c’était chouette de se retrouver chez Liberty Bell (et Rocky au
passage haha). La ville de l’amour fraternel, j’aurai bien aimé en voir plus.
Nono était heureux en tout cas de goûter au Phillysteak (et moi au Cheesecake
yummie). A peine digéré, nous voilà repartis pour le NJ. Plus que deux jours
pour visiter New York, alors, pas le temps de se plaindre de la fatigue, on
continue l’exploration !
Jeudi matin, il pleut, et c’est foggy. On va tout de même prendre le ferry pour se rapprocher de la Statue de la Liberté, car depuis 9/11 c’est interdit d’y monter. Et oui. Elle est beaucoup plus petite que ce qu’on pense. Mais malgré la pluie qui m’envoie les cheveux aux quatre points cardinaux, je savoure le moment en m’imaginant dans la peau de ses immigrés débarquant dans la « terre d’espoir ».
De là, it’s time we Met. Un des meilleurs moments du voyage, le Metropolitan et ses collections, où je pourrai passer des jours sans me lasser : c’est comme le Louvre, ça ne se décrit pas, ça se vit. Juste, leur collection « European Paintings » est magnifique. Tout d’ailleurs. Une vraie caverne d’Ali Baba pour les amateurs d’art. Nous y sommes restés tout l’après-midi et n’avons par conséquent fait qu’un peu de shopping et une ballade pour terminer la journée.
Vendredi, the last day ! Alors, dilemna, que faire ? Moi bien sûr j’avais prévu de retourner aux Nations Unies pour avoir un tour guidé et visiter l’Assemblée générale. Heureusement, j’ai pu avoir des tickets pour la dernière séance ! Alors, en attendant mon tour, j’ai fait un peu de lèche-vitrine et j’ai même visité la cathédrale St-Patrick. Enfin, enfin, j’ai visité les locaux de UN, so happy ! La guide était excellente, c’est donc le sourire aux lèvres que j’ai terminé cette journée et notre voyage à New York. Notre dernière soirée s’est passé dans les bagages, les délires enfantins partagés par nos hôtes et une nuit très courte avant de passer la journée de samedi dans les aéroports et les avions, avec une escale de 3h à Chicago.
Le père de Katie est venu nous chercher à l’aéroport et
Nono, mentant au policier, nous a permis d’avoir tous un accès à Jordan House
où nous avons passé notre première soirée de retour dans la joie des
retrouvailles, prolongées jusqu’au lundi soir avec la soirée allemande.
Le reste de la semaine s’est passé normalement. J’ai vu hier « Milk »
que j’ai beaucoup aimé, et petite soirée s’en est suivi, sur des notes de
rouge.
Je suis assez fatiguée en ce moment mais je n’arrive pas à dormir longtemps,
résultat j’en fais plus que d’habitude, ce qui est bien.
Allez, on m’attend en soirée, je vous dis à très
bientôt !
09 mars 2009
Me love this game and Lazy Rosie
Une fois de plus, je vous envoie en bloc le récit des dernières semaines, on a bougé, bougé!
Semaine du 21 au 28 février "Me love this game"
Cette fin de semaine dernière a été définitivement marquée par la meilleure soirée que l’on ait pu vivre depuis le début de l’année à Austin College.
Cette semaine n’ayant pas été de tout repos, nous avions besoin de nous ressourcer, de nous détendre et bien entendu, de festoyer.
Vendredi promettait d’être une soirée sans attrait particulier, et nous nous sommes retrouvés dans la chambre de nos Wocheangfangfest où nous avons finalement passé une soirée comme je les aime, où on est surpris de s’amuser plus qu’on ne le pensait, et marquée par l’expérimentation d’un nouveau drinking game, qui allait nous servir pour notre soirée de samedi. J’ai par ailleurs, grâce à Nono, commencé à apprendre quelques rudiments d’espagnol, qui malheureusement ne peuvent pas servir dans une conversation de tous les jours mais plutôt dans une taverne. Il y a un début à tout.
Comme je vous disais, samedi, nous avions prévu de fêter l’admission de Bing à Washington University : Anne, la prof de chinois et le leader de notre équipe de v-ball, nous a donc invitée chez elle. Bing a vraiment décidé de fêter ça un max : Stefan et Nono se sont occupés du rhum, nous du vin et bien entendu de la nourriture : Gratin dauphinois, gâteau au chocolat et framboises, plat asiatique au tofu pour elle. Plus des plats chinois faits par Anne, on s’est régalés, après 3h de cuisine !
Et je dois le dire, les meilleures soirées arrivent souvent quand on s’y attend le moins : après que les profs soient partis, la dream team Anne, Roy, Stefan, Nono, Bing et moi avons lancé les drinking games, ou plutôt, le drinking game, qui s’appelle d’après leurs sources General Anus (oui, je sais, pas glamour du tout) et se joue avec des dés. Le principe : 5 celui de la gauche boit, 7 toi, 9 celui de droite. Interdiction de jurer, de boire avec sa main droite, d’appeler les gens par leur nom. Et celui qui fait un double se choisit un nom par lequel tout le monde doit l’appeler, et peut enfreindre toutes les règles. Si on fait un double 6, on crée une nouvelle règle (qui au fur et à mesure que l’on joue, corse l’affaire). Et bien, moi qui n’aime pas ces jeux d’habitude, celui-là est définitivement mon préféré et m’a laissé d’excellents souvenirs. Voir le groupe chanter « American Pie » est une expérience à ne pas manquer dans la vie. Nous sommes rentrés en taxi à 6h30, taxi qui était plutôt drôle (« Where do you come from ? Moi : Paris, in France Le Taxi driver : Oh me too, Paris, in Texas » oui oui ça existe), Bing m’a fait tomber pendant que je l’aidais à marcher et est tombée sur moi, tout le monde a fini la soirée dans l’ivresse du rire et du Cuba Libre. A peine réveillée, nous avons projeté nos vidéos pour se rappeler et c’était hilarant.
Cachez ce slip ginger que je ne saurai voir!
Yo!
Et ce n'est que le milieu de la soirée... :)
Dragon Lady, Lili the Tiger and Daisy
Yeah!!
Tu me fais tourner la tête!!! Par private joke clause, je ne mets pas les plus drôles.
La semaine passant, je comptais les jours avant que Matthias arrive et ait bien entendu attendu jeudi soir pour tout préparer pour son arrivée, prévu jeudi soir…Je vous passe les détails « so cute that I want to puke » des retrouvailles que nous seuls pouvions apprécier.
Semaine du 1er au 8 mars: Lazy Rosie
L’arrivée de Matthias s’est bien passée, même pas trop sous l'effet du jet lag !
Vendredi, en route pour Austin, la ville hippie, afin qu’il puisse voir autre chose que Sherman pour une première fois aux Etats-Unis. Ayant emprunté le GPS de Bing, nous étions On the Road Baby. Sauf que Rosie (nous l’avons baptisé) ne se pressait pas pour donner des indications, nous paumant presque, donc c’est devenu Lazie Rosie (j’aime bien, ça sonne Irlandais je trouve). Cette fois, j’ai pu faire la guide touristique sur les lieux que j’avais visité, c’était chouette comme sensation. De plus, pour confirmer l’adage qui veut qu’au Texas, il y a deux régions, le Texas et Austin, nous avons eu le droit à une manif anti-guerre en Irak. Give peace a chance.
De retour dimanche soir, Matthias a pu observer ma vie à AC, la cafét, l’atmosphère, l’environnement etc. En plus il a fait chaud, tandis qu’à Paris, on a encore les mitaines. Lundi soir, il a même pu voir notre fête de la maison allemande que je vous vante tant. Soirée où Nono et Stefan, toujours imaginatifs, ont amené un jeu de fléchettes version boisson (on ne change pas une équipe qui gagne…) et ont fini par ne plus se souvenir du déroulement de la soirée et que notre soirée a dû réveiller tout Jordan House, avec leurs cascades et nos déplacements migratoires sans raison.
Mercredi, j’ai emmené Matthias à Dallas pour voir le match des Mavericks VS Spurs (yeah ! Tony Parker, balance, balance). Forcément les Mavs sont l’équipe de Dallas, donc le stade était majoritairement en leur faveur et c’est impressionnant de voir comment on chauffe le public pour qu’il soutienne l’équipe de la maison. D’ailleurs, les Mavs étaient les seuls à avoir leurs cheerleaders et choré en leur honneur, montage vidéo moqueur envers les Spurs, et chaque fois que les Spurs avaient le ballon, ils huaient ou faisait du bruit pour les déconcentrer, criant « Defense » à tout va. J’ai trouvé que c’était un peu de mauvais esprit, pas très réglo, mais bon, avec nos supporters de foot enragés, on n’a rien à dire. Matthias était heureux comme un enfant qu’on emmène chez Disneyland pour la première fois (moi aussi). Le match était vraiment bon à voir, les deux équipes méritaient de gagner mais après avoir dominé la première partie du jeu, les Spurs se sont inclinés face aux Mavs 107-102, serré, serré. On a acheté des goodies des Mavs (un jersey Nowitzki pour moi, il est polonais d’origine en plus, alors ^^) et on est rentrés dans la bonne humeur à AC, enfin presque, puisqu’allant remettre de l’essence, la voiture a ensuite refusé de redémarrer, la batterie a disjoncté. Vous imaginez, 1h du mat’, le parking de Kroger, personne alentours. Des membres du personnel ont essayé de nous parler (Mexicains qui parlaient entre eux en espagnol et qui ont bidouillé la voiture pour tenter de la faire redémarrer), c’était comique quand j’y repense. Heureusement qu’on a nous a donné un ride jusqu’à la fac. Je paniquais à l’idée de le dire à Laura mais finalement, elle m’a dit que je n’y étais pour rien et que ce n’était pas la première fois que ça arrivait, heureusement que je n’étais pas sur l’autoroute quand c’est arrivé, le mécanicien lui a dit. Super.
Le reste de la semaine a été marqué par une activité incessante : jeudi soir, le Mardi Gras de la maison française a été un succès, avec une cinquantaine de convives, des crêpes et galettes délicieuses, du cidre, de la bonne musique, une ambiance conviviale, j’étais fière de notre groupe ! La pub faite dans le bâtiment de la cafét mardi semble avoir eu son effet, ajouté à notre campagne de pub cumulant affiches, facebook et bouche à oreilles.
Devinez, devinez, qui je suis ?
Vendredi soir, nous sommes allés avec Mio et Bing au restaurant japonais de la ville, où nous avons dégusté à trois une bouteille de plum wine avec Matthias et Moi : le vin était plutôt fort donc autant vous dire que c’est tipsy qu’on est allées faire du shopping et ça nous a libéré de la culpabilité d’acheter, des fringues très chouettes n’empêche. C’était très drôle. On a ensuite continué notre dégustation dans la chambre de Moi, où accidentellement Bing a renversé un verre de vin sur ma jupe blanche : tel Mac Gyver, j’ai réussi à tout nettoyer tout de suite et empruntant le pyjama marin de Mio, on est allées saluer nos chicks, j’avais l’air fashion.
J’ai profité de samedi, dernière journée avec Matthias, pour aller faire un peu de shopping, concert symphonique d’Odessa, repas romantique. J’étais triste, lui aussi, forcément. Hier Laura m’a à nouveau passer sa voiture pour l’emmener à l’aéroport et je suis retournée à AC seule, perdue par les mauvaises indications du GPS, mais j’ai finalement trouvé la voie. Je n’ai pas eu le temps de chômer, il a fallu tout de suite cuisiner pour le dîner de la maison française, que nous avons cette fois partagé avec la maison espagnole. Ainsi, nous n’avons eu qu’à cuisiner le plat principal, ce qui m’arrangeait, vu que les deniers de la maison française sont partis dans le Mardi Gras, nous n’avions que 30 dollars restant. C’était misérable, mais j’ai bien géré et le dîner a été un succès, sur fond de Gipsy Kings (merci Daniel).
Ranger la chambre, et retrouver l’espace initial étaient un peu déprimant, mais une fois encore, la fatigue, la maladie (j’ai une sorte de rhino) et le travail à faire, m’ont permis de ne pas trop y penser et il faut continuer the road. Il y a encore plein de fun en vue. Je décolle vendredi pour le New Jersey et I’m gonna be a part of it, New Yooooooooork !!
A très bientôt.
19 février 2009
That's what she said
Non, je n’ai pas disparu, malgré l’absence de signes de vie,
AC n’a pas été absorbé par un cataclysme (même si on a eu une alerte à la
tornade la semaine dernière, qui au final n’a touché que l’Oklahoma, nous
laissant l’orage et la tempête). J'ai deux semaines à vous raconter: la bonne
nouvelle, je reprends le rythme d'écrire, nous sommes sur la bonne voie!
Vendredi 30 Janvier, retour à AC, Sherman, 23h30 (quelques heures auparavant
j'étais à Las Vegas). Après ce micro-choc culturel, j'étais quand même un peu
upset: je n'avais pas spécialement envie de retourner à AC. Comprenez: mon
voyage a été super, je me suis bien amusée, et j'étais fatiguée. De plus,
j'avais l'impression que ce second semestre ne serait pas aussi bien que le
premier.
En arrivant à AC, j'ai récupéré ma valise dans la chambre de Mio, on était
heureuses de se retrouver! On en a profité pour aller réveiller Stefan pour lui
faire un hug (il fallait bien marquer le coup de mon arrivée hein). Le temps de
tout débarrasser, il était 4h et après une brève nuit, le lendemain, j'ai
retrouvé, au fur et à mesure que la journée passait, tous les gens que j'avais
envie de voir. Au programme de ce premier w.end: cuisine entre amis, soirée
dans la chambre de Craig et Daniel autour d'un pot pour se raconter nos vacs, j'étais super heureuse de revoir tout mon petit monde là-bas et
dimanche, repos bien mérité (oui) et révisions du japonais, qui est plus
difficile ce semestre.
Lundi, premier jour de classe (j'ai peur Maman!). Blague à part, le cours
d'histoire que je suis "Race in America" sur l'évolution de la
condition noire aux Etats-Unis depuis la Guerre de Sécession est très
intéressant, mais requiert énormément de travail en lectures, papers, exams
etc. Sans rire, depuis le début, il n'y a pas un soir où j'ai pu me coucher tôt
à cause du travail (jusqu'à environ 1h30 minimum), et parfois à cause des
soirées (entre deux à trois fois par semaine). Mais on travaille tous dur ce
semestre. Même en jap, ça se corse et il faudrait que je m'y consacre plus pour
ne pas perdre le fil mais l'histoire m'occupe grandement.
Ajoutons à cela que je tiens mes bonnes résolutions et que je fais du sport
(jogging, abdos, et bientôt volley) presque tous les jours! Résultat, va savoir
pourquoi, depuis deux jours, j’ai super mal au genou mais ça s’améliore, et par
moments ça empire, affaire à suivre…
Au moment où je vous écris, avant d’aller donner mon cours de français (on travaille sur les Bobos de Renaud et on va regarder Ratatouille, la vie est dure hihi), je reviens du meeting de la maison française : on va fêter Mardi Gras sur le campus, alors chaque groupe est chargé de différentes parties de l’organisation et ça fonctionne dans l’ensemble même si il y a encore du boulot !
En histoire, premier quiz aujourd’hui : lire et ficher
le bouquin portant sur l’exam ne servaient à rien, les questions étaient de
niveau CE2. Même si je me fais toujours pipi dessus à l’idée de ne pas
réussir cette classe.
Mais je m’égare dans mon récit !
Donc, le premier lundi, la soirée de la maison allemande était forcément mémorable, avec nos amis, l’enthousiasme des retrouvailles, Nono qui enfin vient maintenant (le semestre dernier, il avait cours tôt le lendemain, et comme il est fainéant, il faisait le papy). Bref, l’esprit était à la fête, un peu trop même pour certains (avec leurs drinking games, Stefan et Nono ont été légèrement malades…), mais excellent. Je pense qu’on a réveillé pas mal de personnes à 4h du matin mais c’était drôle, toujours un bon moment ou presque).
Le jeudi, soirée thème Pyjama organisée par OZ (sororité), où on s’est bien amusées. Le lendemain, soirée cinéma asiatique avec Bing (Zushou River, que j’ai apprécié, mais mon goût pour le ciné asiatique est peu partagé) et samedi, là, c’était vraiment la fête. D’accord, dans l’aprem, j’ai travaillé sur mon paper, mais Odessa était dans ma chambre et on a passé un moment inoubliable, avec une pause danse orientale et un battle avec Nono et Stefan (explication : ma fenêtre donne sur la cour, celle de Nono et Stefan aussi, donc, depuis nos chambres respectives, nous pouvons communiquer aisément et cet aprem, c’était à qui aurait la musique la plus cool). Terminant mon labeur à 21h30, je me suis préparée et suis allée avec mes chicks dans la maison (called the Refuge) d’une des frat puis au Coliseum (autre groupe étudiant). Deux en Un, c’était vraiment l’apothéose ! De la bonne musique, nos amis, et j’ai même appris à jouer au Beer Pong (Europe VS America et quoi qu’ils disent, c’est match nul). Bon, après, c’est parti en cacahouète : drame d’école maternelle d’un couple de nos amis qui a plombé la fin de la soirée en partie, cependant, on n’allait pas miner la gaieté qui était présente et avec Stefan et Katie, on a bien rigolé. Même quand j’ai renversé mon verre d’eau sur le lit de Stefan…Mais tout ces détails inutiles ne sont amusants que pour moi, donc passons.
Dimanche était donc une journée tendue : entre le travail, les embrouilles naissantes dues à leur kindergarten mentality (suivant la voie des sages, je suis restée neutre comme la Suisse et ait attendu que leur chamailleries cessent). Lundi cependant, la dispute a éclaté dans la maison française et là j’ai cru que j’allais devoir intervenir : si les coups étaient partis, je me serai déplacé, à l’aide des autres assistants bien sûr, pour contrôler la situation. J’étais super en colère ce soir-là : épuisée, j’avais décidée de faire une sieste, c’était sans compter sur les éléments perturbateurs. J’étais donc ce soir-là d’une humeur de chien et ne suis pas restée longtemps à la soirée allemande. Vous auriez dû voir, c’était les feux de l’amour, ou Sunset Beach si vous préférez avec Pamela qui apprend que Brian blablalbla (sinon on n’en finit pas), car Shannon a été lui dire ! Pour au final se réconcilier et revenir main dans la main, en ayant au passage assassiné le messager, pour ensuite que les filles se réconcilient, mais que Shannon et Brian ne se causent plus. Bref. Autant vous dire que j’en avais à ce moment-là ras le pompon comme on dit et que je voulais les baffer. J’ai donc pris mes distances, me concentrant sur mon travail, passant un max de temps avec Odessa, Stefan, et tous les personnes qui comme moi se définissaient comme une espèce à part dans la jungle environnante cette semaine-là. Mais tout à une fin et tout s’est arrangé, car moi-même, j’ai pu parler de la situation avec deux des trois protagonistes, ceux qui comptent pour moi à vrai dire. Ce qui est horrible, c’est que je sais tout, chacun s’étant confié à moi. Ca aussi ça m’a marqué cette semaine-là : je ne compte plus le nombre de personnes qui se sont confiées à moi, ça me fait plaisir, certes, mais c’est un sentiment particulier de savoir plein d’intrigues et de devoir faire attention.
Le week end dernier, je suis allée chez Odessa, à Richardson, et c’était un excellent week-end. A la base, on est parties en se disant qu’on travaillerait bien chez elle et aussi pour s’échapper un peu de l’ambiance morose qui s’était développée depuis le début de la semaine. Non seulement ce week-end a été génial, mais il a dépassé toutes nos espérances. Au programme, vendredi en arrivant : crêpes pour le goûter, thé perse et soirée cinéma avec « Music and Lyrics », Pop ! Goes my heart m’a conquis.

Grasse matinée bien méritée (In the name of whatever, je n’avais pas dormi aussi bien depuis si longtemps. Dans un lit douillet, sans bruit, sans contrainte de réveil, et une semaine très fatiguante, ahhh c’était le paradis, qui s’est prolongé avec un petit-déjeuner franco-perse. On s’est préparées pour aller travailler au parc, mais il y avait un vent beaucoup trop frisquet et même si c’était sunny, on n’a pas eu le courage de rester car on gelait ! A la place, on est allées faire des courses pour le dîner car après tout, c’était la Saint-Valentin (je n’aime pas cette fête, c’est une utilisation commerciale ridicule et qui peut rendre malheureux les gens seuls alors que les couples ont leurs propres dates à célébrer). Pour faire dans l’ambiance, j’avais dit à Odessa que je cuisinerai un vrai repas français…Sa maman (une femme adorable) nous a rejoint dans les boutiques bios où nous avons fait notre marché (quel bonheur !), pour moi, c’était la caverne d’Ali Baba, donc j’en ai profité pour faire quelques emplettes. Nous sommes aussi allées dans un magasin vendant des produits internationaux, quel régal pour tous les sens !
De retour, nous nous sommes mises à cuisiner. Au programme : Toast de pain à l’ail, recouverts de tomates, mozarella et herbes de Provence, Gratin Dauphinois, Poulet aux parfums provençaux (tomates, poivrons…), Gâteau au chocolat, accompagné de ses rayons de fruit (bananes et fraises) et sa glace à la fraise, thé perse en accompagnement. La préparation était un moment très agréable et on s’est faites toutes belles pour cette soirée, comme si on allait au bal du lycée après. N’empêche, c’était une ambiance très cosy, avec de la musique jazz, romantique, un peu d’Edith Piaf, un feu de cheminée, une belle table. Un moment très spécial, une St-Valentin pas comme les autres…accompagnées d’un flot de photos aux relents narcissiques mais nous étions in the mood for love. Après un aussi bon repas, nous avons commencé à travailler, tout en regardant Blue, avec J.Binoche, que la maman d’Odessa voulait voir. Intéressant.
Dimanche, il a fallu beaucoup travailler, car j’avais mon quiz cette semaine, alors, ne pas traîner ! On a eu le droit à un déjeuner iranien qui est venu s’ajouter au bonheur du week end.
On a été acheter quelques produits frais (la maman d’Odessa m’a donné de la confiture et de ce thé délicieux que j’ai découvert avec elles), plus des fleurs pour la remercier de son accueil. Nous sommes retournées à AC à 20h30, et hop direction la salle de fitness (et depuis mon genou est détruit, bouhou).
Lundi était une journée qui s’est extrêmement bien finie : tea party dans ma chambre avec Odessa et Simone, thé perse et gâteaux orientaux miam ! Ensuite, soirée allemande, où j’ai pu bien parler et apaiser le terrain, partager des moments très forts, drôles et mémorables avec mes loulous, où on aime et se sent aimer, ça a été une des meilleures soirées allemandes je pense, on fait fort depuis le début du semestre. On a imposé, avec Odessa, de la musique perse pour danser, entraînant ensuite un florilège de différents types de musique. Vivement que Stefan me passe les photos.
Hier, c’était donc plus studieux, avec la préparation du quiz, qui était en mousse en fin de compte. J’avais peur de ne pas connaître assez, quand une lecture superficielle était plus que suffisante pour répondre à ses questions. C’est du n’importe quoi par contre : elle posait les questions, ne voulait que des mots-clés en guise de réponse, faisant succéder les questions sans qu’on ait le temps de terminer la première réponse avant de devoir passer à la suivante, et hop, les 10 questions posées, elle a ramassé les copies, donc il fallait vraiment écrire vite et en extra résumé. Résultat, j’ai mal compris deux questions qu’elle a posées et j’ai répondu à côté. Bon, dans l’ensemble, j’ai bien maîtrisé.
L’assistante chinoise a été acceptée pour son PhD à Washington University, on va fêter ça samedi, je suis tellement contente pour elle ! Espérons que moi aussi je vais trouver ma voie.
Sur ce, il est 2h, autant dire qu’il est tant de vous souhaiter une bonne nuit. Je vous embrasse fort, vous me manquez tous en France !
A très vite
10 février 2009
Lonely Planet
Le 19 Janvier était aussi la journée d’inauguration d’Obama, Yes We Can !!
J’étais contente de pouvoir y assister, du moins en direct devant mon petit-déj de chez Days Inn de Santa Fe, c’était chouette, même si on a dû partir assez vite pour nos visites. Heureusement que le soir on a pu voir les retransmissions avec la danse glamour Michelle et Barack enlacés sur la voix de Beyoncé. Le moins glamour est qu’il s’est planté sur son Oath speech mais bon, personne n’est parfait…
Après avoir tiré nos papiers pour savoir qui dormirait où (j’ai eu le clic-clac !), on s’est reposées pour rendre Ford Focus le lendemain avec un petit impact. Saleté de caillou projectile. Pour nous récompenser de tant d’efforts, nous avons pris un bain de soleil dans la vielle ville d’Albuquerque, plus quelques lectures et du shopping (des earrings dreamcatchers pour moi !!), un déjeuner en terrasse avec de la bonne musique et ensuite, train pour Gallup, mais que pour une nuit, donc on n'a rien vu et il n’y avait rien à voir. Mais le lendemain, Flagstaff en Arizona !! Dans le greyhound, on s’est rendues compte que le monde est petit, comme a dit le voisin d’Auba. Forcément, 3 Françaises et une Espagnole qui voyagent ensemble dans l’Ouest américain, il a fallu qu’une de nos voisines soit Française, mais vivant aux Etats-Unis depuis 40 ans. Comme quoi, y a pas que les Chinois qui sont partout (blague). N’empêche, le greyhound qu’on m’a souvent décrit comme glauque était très sympa chaque fois qu’on l’a pris.
Bon, quand on est arrivées à Flagstaff, en allant chercher la voiture, Hertz n’avait pas notre commande (vive Expédia). L’horreur. Heureusement qu’on a pu en louer une autre et on s’est retrouvées avec une New Beetle ! On rêvait toutes d’en conduire une un jour mais là, c’était vraiment inattendu. Moi qui venais de finir de lire « Merde Happens » où il fait le tour des States en Mini, je me suis sentie momentanément dans la peau du personnage. Bon, on en rigole maintenant et on l’a adoré, elle fait partie de l’aventure. A part quelques coups de tête quand on ne faisait pas attention, on s’est bien amusées de la situation. On a donc drivé jusqu’à Monument Valley, où notre hôtel était en plein dans le site. Bon, il faisait noir donc on a dû attendre le matin pour avoir la vue mais quelle vue ! C’était magnifique, je me sentais l’âme de plonger dans les bottes de John Wayne (qui a tourné nombre de ses westerns sur ce site) et à cheval pour l’exploration ! En fin de compte c’était assis dans une new beetle bleue électrique, on fait comme on peut hein J.
Ce site appartient aux Navajos et ils peuvent en être fiers. La visite a duré 4h et nous a impressionné. L’atmosphère était grandiose, empreinte de mystère et de beauté.
On a ensuite roulé jusqu’à Moab (Utah) où le lendemain nous avons visité Arches, qui comme vous pouvez le voir sur les photos, nous rappelle (et encore plus à moi) que nous sommes au fond tout petits dans ce monde. C’était très beau à voir, on a pu se balader pendant des heures sur le site, j’ai adoré. On a même pu être en T-shirt par moments !
3h30 de route fatiguante et le lendemain et on est arrivées à Richfield dans notre Days Inn où l’ambiance était meilleure que dans celui de Moab où le manager indien était très désagréable et nous a empêché d’utiliser internet plus de 30 minutes, l’a coupé après 21h alors que personne ne le voulait. Du coup, Solène est allée s’engueuler avec lui, c’était excellemment drôle ! Surtout que ce soir-là, elle a été acceptée à Michigan University pour son PhD.
Mais reprenons, bonjour tristesse, à cause d’une tempête de neige, on n’a pas pu voir Bryce Canyon…à la place, on a vu Zion National Park, qui était absolument fabuleux aussi.
Le lendemain, on s’est levées à 6h45 pour visiter le Grand Canyon : c’est grand. Non, blague à part, ça vaut vraiment le coup d’être vu, même si une partie était fermée en raison de l’hiver. J’étais sublimée par ce miracle de la Nature. Les couleurs variées de la roche, ses formes, les ombres des nuages m’ont plonger dans une pleine contemplation. On est ensuite arrivées dans notre auberge « Grand Canyon Hostel » où l’ambiance était géniale et on s’est bien reposées pendant une journée et demi : lecture, cocooning, lessive. J’ai pu lire en plus « The other Boleyn Girl » que je vous recommande, bien écrit.
Nous approchions de la fin du séjour avec comme étapes finales Phoenix et Las Vegas baby !
Nous avons donc pris le greyhound entre Flagstaff et Phoenix, la manager nous a même conduits à la station. Une fois finie le combat avec les deux bus pour arriver à notre hôtel, nous avons pu savourer la chaleur de la ville, un bon dîner. Le lendemain, on a volé au buffet de l’hôtel pour se faire notre déjeuner (budget étudiant). Certes, nous n’avons pas eu le temps de voir beaucoup la ville, mais en dehors d’un ensoleillement exceptionnel qui nous a permis de nous étaler face aux rayons amis du soleil et porteurs de vitamine D sur la Civic Plaza, il n’y a pas grand-chose à voir à part beaucoup d’établissements bancaires. Nous sommes donc allées à l’aéroport, toute joyeuse à l’idée de notre arrivée à Las Vegas. C’était sans compter sur la poisse qui pointe de temps en temps le bout de son nez dans notre périple : 2h30 (environ), bloquées dans l’avion. D’abord, ils ne pouvaient pas nous peser, donc on ne pouvait pas démarrer. Ensuite, un problème de stewart, puis un changement d’équipe. Bon, on était en colère car on avait hâte d’arriver pour s’amuser et ils ont décalé notre plaisir. Mais, Amandine et moi avons eu le loisir de faire des beaux dessins dans son agenda et on a eu des boissons gratuites. Enfin, on a atterri à LV et on a filé déposer nos bagages à notre hôtel, le New York New York, en plein dans la reconstitution de la ville mythique, au cœur de la rue la plus connue de LV et chic en plus (pour marquer le coup !). On s’est faites toutes belles et en avant l’aventure !! Au départ on n’avait pas pris nos manteaux et au bout d’un moment, il faisait froid. Mais qu’importe, on a marché et vu le mini-Paris, Flamingo, le Bellagio et Caesar’s Palace, le mini-Rome et bien entendu, joué un peu dans les casinos ! Ni perte, ni profit au final. Pour le dîner, on a été chez Todai, un eat as you can japonais mais classe ! super bon en plus. Je me suis régalée de sushis, makis, yaki soba, tempura, miam !). Un arrêt rapide à l’hôtel pour prendre nos manteaux et avec Amandine, nous sommes reparties à l’exploration de la ville, et aller danser dans un night-club nommé « Rockhouse ». C’était en somme une excellente soirée. Le lendemain matin, on a continué à visiter le Luxor, Excalibur, Venise, Treasure Island. Un remix de Disneyland Paris avec de la musique partout, du fake. C’est cool d’y aller pour une nuit ou deux mais pas plus. On a donc fini en beauté avant de retourner à l’aéroport et de se dire au revoir. Elles vont me manquer les coquinettes. Heureusement Laura, qui devait me chercher, a envoyé une de ses copines me chercher, j’ai pu récupérer ma valise et passer la soirée avec Mio. Et bien sûr tout ranger. Mais il est temps de vous raconter ma chronique, cette fois, de ma première semaine à Austin College.
05 février 2009
Hello it's Me...
Je suis de retour (pour vous jouer un mauvais tour ! Génération TF1, quand tu nous tiens).
Allez, Be kind, Rewind.
Bon, tout ça pour dire que de Dallas à Las Vegas en passant par le Nouveau Mexique, l’Utah et le Nevada et l’Arizona, j’ai survécu et l’aventurière (maladroite) dans l’âme que je suis à plein de choses à vous raconter.
Tant que je pense que ça risque d’être un peu le cafouillage. Mais tentons pour le mieux de faire cette chronique.
Après le séjour à Washington D.C, je suis donc rentrée à Paris où je vous ai tous retrouvés mes loulous et vous m’aviez beaucoup manqué et vous me manquez aussi maintenant. Ca m’a fait super plaisir de vous revoir, j’aurai aimé qu’on puisse passer encore plus de temps ensemble, mais c’était génial en tout cas ! Dédicace à vous tous yoyo ! ^^
Le 14 Janvier, je suis donc retournée aux States pour commencer mon périple dans l’Ouest avec mes copines : Solène, Amandine et Auba. Notre dream team n’a pas mis longtemps à se trouver un nom de code, influencées par la culture Amérindienne environnante (jk) : « Socoauam », qui sera dorénavant notre marque déposée.
Le voyage s’est bien passé, même si les films du vol étaient nuls, donc j’ai un peu dormi, ça m’a permis de ne pas être décalée quand je suis arrivée à DFW où j’ai retrouvé Amandine, Didine !! La pauvre, ils avaient perdu sa valise à New York donc dans l’angoisse, on a attendu jusqu’au lendemain soir pour qu’elle la récupère. Heureusement qu’on restait deux nuits à Dallas. Mio et Brandon sont venus chercher ma valise et mon ordi, pour que je voyage léger Yeah !! Bon les pauvres, ils ont dû revenir parce que la première fois, on parlait et du coup, j’ai oublié de leur donner (non, je n’ai pas changé) On a ensuite retrouvé Solène et Auba et en route pour l’hôtel en shuttle. Je me suis endormie à 22h (une exception pour moi) comme une masse. A vrai dire, je suis tombée dans les bras de Morphée sans m’en rendre compte selon les filles, qui m’ont dit que je parlais et 30 secondes après, pof ! Je dormais. N’empêche, le lendemain j’étais en forme pour aller visiter Dallas downtown (après avoir attendu un bus qui n’est jamais venu, deux jours d’affilée. Le bus de 9h16 à côté du Days Inn est maudit, c’est un fantôme. Par contre celui de 10h18, une fois que vous êtes gelés après une heure d’attente existe bien). L’un des points clés et intérêts principaux de Dallas, ville où Kennedy a été tué, est bien entendu le Sixth Floor Museum, qui se situe sur le site où on lui a tiré dessus (glauque) et relate sa vie, sa politique, les enquêtes sur son assassinat etc. Très intéressant. Alors, comme on est glauques aussi, on est allées se prendre en photo sur la route et devant la croix où l’impact l’a touché. Alors, le coupable : Oswald ou pas ? …
L’après-midi, Fort Worth, ville des Cow Boys !! C’était génial, avec plein de saloons, de boutiques vestimentaires à la mode John Wayne, etc. On se serait cru dans Lucky Luke ou n’importe quel western ! Il y a même là-bas l’hôtel où logeait Bonnie and Clyde. On a rencontré quelqu’un de très sympa qui nous a fait faire un tour dans des coins pas connus, c’était mignon comme tout ! On a même eu le droit au défilé du bétail des longhorns, accompagné comme il se doit par les cowboys et cowgirls. Bref, on a bien rigolé et pour les filles, c’était la représentation parfaite du Texas comme on se l’imagine.
Après ce petit tour rapide du Texas, nous avons pris le lendemain notre vol pour Albuquerque, et c’est parti pour le Nouveau Mexique !!!
D’un commun accord, nous sommes tombées amoureuses du Nouveau Mexique, qui est magnifique, avec ses paysages variées, sa Nature impressionnante et ses différentes ethnies. On a eu la chance de dormir au « Route 66 Hostel » (que je vous recommande fortement), pas cher, chaleureux et agréable. L’ambiance est quelque peu hippie, ce qui rajoute au charme. Albuquerque et la région regroupant aussi Santa Fe et Taos est connu pour son architecture aux influences espagnoles et mexicaines, mais aussi pour les Pueblos, tribus indiennes installées depuis des siècles dans la région et aujourd’hui divisé en plusieurs sites (cette division date d’il y a longtemps. Voici un exemple de site qui peut vous donner plus d’informations : http://www.kstrom.net/isk/maps/houses/pueblo.html).
Après avoir marché pendant plus d’une heure et demi au soleil (il faisait plus chaud que prévu et avec nos manteaux au bout du bras, pfiou), nous avons enfin trouvé le Pueblo Indian Center : http://www.indianpueblo.org/
Dédicacé à la promotion, préservation et compréhension des Pueblos, de leur histoire et culture, nous avons donc pu rencontrer dans ce centre des membres de tribus Pueblos, qui nous ont fait des démonstrations de danse et nous ont parlé de leur culture, de leur rapport à la société américaine. Le chef de famille était à mon goût assez hypocrite à ce sujet avec un discours très aseptisé. Mais les danses et costumes étaient magnifiques. Dommage qu’on n’ait pas pu prendre des photos à l’intérieur où l’art et la culture de chaque tribu était représentée. On a bien aimé et ça nous a vraiment motivées pour aller les Taos, une des tribus Pueblos, très connue, qui vit dans les montagnes, dans des habitations à la structure du XVème siècle.
Après le musée, rendez-vous à Old Town, qui est vraiment joli et très reposant. On a dîné dans un Dinner typiquement américain avec les sièges en cuir, le juke box et les milkshakes (énooorme !).
Nous sommes allées chercher la voiture le lendemain à l’aéroport, en taxi car pas de bus le dimanche !
On the road to Santa Fe, avec pause petit-déj au Starbucks mondialisant, on a immédiatement fait le tour du centre-ville, adorable et marqué dans l’architecture par l’influence mexicaine. Santa Fe est une ville faite pour les passionnés d’art et de culture, avec plein de galleries, de musées. Nous avons profité de la journée pour admirer le paysage, nous balader. Le lendemain, enfin, nous avons rencontré les Pueblos de Taos, il y avait plein de neige et de glace, bien froid, mais notre esprit aventurier était avec nous. C’était très beau à voir, et intéressant. Nous n’avons pas pu rencontrer vraiment les habitants mais pris de très belles photos et l’air était tellement pur (ça fait un peu Heidi là mais c’est vrai). Les conditions de vie m’ont paru difficiles, ils ont l’air de se contenter de peu et d’être assez pauvres, « heureusement » que le tourisme local leur rapporte un peu d’argent. C’est un peu triste, le cliché sur les Amérindiens regroupant pauvreté, cigarette et un manque évident d’accès aux soins médicaux s’est retrouvé quelque peu ici. Mais ils n’ont pas l’air malheureux. En me rappelant le témoignage du chef de famille que l’on avait rencontré au Centre et qui disait « We are proud to be American citizens », je pense que la majorité des Amérindiens, s’ils sont toujours fiers de leur culture, sont résignés et tentent juste de vivre comme ils peuvent.
On a pu prendre des photos magnifiques du Gorge Bridge, qui surplombe le Rio Grande, puis d’une eglise de Santa Fe.
Le 19 janvier, j’ai visité mon premier parc national : Bandelier, qui était avant un site d’habitation indienne, impressionnant à voir, un des « highlights » de notre séjour : exposé au soleil sur les roches et les trails, avec vue sur la forêt enneigée (bataille de boules de neige !!). S’il n’est plus habité aujourd’hui, il reste un symbole fort pour la communauté Pueblos. Un des plus bels endroits qu’on a visité. Le lendemain, le site Pecos et Petroglyph Monument était tout aussi intéressant à voir ! J’ai eu le droit à un bel échantillon de réalité avec le passé indien ! Le tout chargé de bons souvenirs avec les filles.
Je m’arrête là pour ce soir, je vous raconte la suite
demain. Et promis, je mets vite des photos !



























